PARAY LE MONIAL


Paray-le-monial (71) – 2004

Maître d’ouvrage : Ville de Paray le Monial


Objet : Concours pour l'aménagement de l’hyper centre, historique, culturel et cultuel pour la mise en valeur de ses monuments et édifices, optimiser les déplacements piétons entre les différents sites, créer des circuits piétons, repenser la circulation automobile et le stationnement, poursuivre les aménagements paysagers et continuer ainsi à embellir les espaces de vie et d’accueil touristiques et le cadre de vie de ses habitants (proposition non retenue). 


Coût travaux : 6 000 K €.


Étendue : centre ancien


Équipe : NOTUS mandataire, Archipat (patrimoine), Cobalt (concepteur lumière), DDE 71 bet, Philippe Audubert

Le parti général d’aménagement vise à identifier et à développer la lecture des entités qui composent depuis toujours le centre historique de Paray-le-Monial et qui en font son caractère. La mise en scène de leurs singularités dicte l’intervention sur les espaces publics et s’exprime de façon volontaire par l’aménagement, le paysage nocturne (plan lumière) et une stratégie végétale. 


Cette re-lecture doit permettre aux entités civiles, religieuses et naturelles de retrouver leurs limites et de hiérarchiser et recréer des liens, des échanges, que les aménagements successifs avaient atténués. La redéfinition de ces espaces pourra dès lors requalifier les espaces intermédiaires. 


Le projet ambitionne ainsi d’écrire un paysage qui se veut être un guide sans artifices supplémentaires dans la découverte de la cité. (Le clos de l’ancien Prieuré : son ensemble monumental et ses vastes jardins, la ville civile dense, la rivière Bourbince). Les matériaux mis en œuvre seront au service de la lecture du site. La « pierre dans tous ses états » sera le fil conducteur des matériaux employés.

Le parti végétal La philosophie générale est de développer la spécificité du clos religieux et de la ville commerçante en utilisant des essences d’arbres différentes qui font référence à la nature des lieux.


Les essences et les floraisons participent à la symbolique, le blanc représentant pour l’église la sagesse monastique, le rouge évoquant chez les chrétiens la Passion du Christ et les autres le côté sanguin de la ville marchande.

À travers cette logique nous avons sélectionné des essences d’arbres ayant un feuillage blanc (saule blanc, peuplier blanc), ayant une floraison blanche (robinier faux acacia, frêne à fleurs, merisier, robinier, sorbier des oiseleurs, prunier, cerisier St-Lucie, cormier, alisier) qui sont implantés dans les espaces liés à l’aspect religieux de Paray : le parvis , le clos, le parvis de la place de la Visitation faisant face à la rue de la Visitation, le carrefour entre l’avenue de Charolles et l’Allée des Chapelains. Les espaces religieux se pareront de blanc au printemps en même temps que débutera la période des pèlerinages,.


L’été la couleur rouge fera une apparition discrète avec les arbres fruitiers. Les arbres au feuillage rouge l’automne deviendront dominant dans les espaces rattachés à la ville commerçante. Les espaces religieux prendront quelques couleurs à la fin des pèlerinages symbole d’une réappropriation de ces espaces par la communauté d’habitant.

Le parti lumière La nuit, la lumière traduira l’esprit d’intervention qui guide le projet. Elle servira l’expression des limites des trois entités qui constituent Paray-le-Monial et en facilitera la compréhension.


La rencontre entre la ville commerçante et le clos religieux ainsi que la rivière se fera crescendo, d’une lumière dorée (lumière descendante en applique : ville commerçante) vers une lumière céleste blanc bleutée (lumière montante : enceinte religieuse). Relier la périphérie au cœur du centre historique par des voies lumière.  Une lumière montante.